Les Mojo Shifters à l’assaut de la Pologne : Blues, Bière et Bleus !

“ Depuis un grand nombre d'années maintenant, notre festival Bay-Car Blues et la ville de Grande-Synthe sont partenaires de la ville de Suwalki en Pologne, qui propose également son festival de blues en juillet. Chaque année, un groupe français part et nous recevons un groupe polonais en novembre, ce qui produit de beaux échanges musicaux, culturels et bien plus ;-) ”

Jeudi 9 juillet 2026 – Direction l’Est, les gars ! Nos bluesmen préférés, les Mojo Shifters, s’envolent pour la Pologne avec une mission : enflammer le Suwałki Blues Festival (et accessoirement, survivre aux 14°C annoncés… bon, ok, c’était en juillet, mais on est dans le Nord-Est polonais, hein !). À bord : Max Merchier (guitare/chant), Sam « Low » Beaucourt (basse) Thierry « Mr T » Stiévenart (batterie), et leur guru du bluesLord Miguel Marcigny, administrateur du Bay-Car Blues Festival et homme-orchestre du groupe (littéralement : il fait tout, même le café. Peut-être…).

Dès l’atterrissage à Varsovie, c’est l’accueil VIP version polonaise : Paweł Filipkowski, leur ange gardien local (et guide officiel, certificat à l’appui), les attend (au téléphone) avec Grzegorz le Taxi (lui, en présence physique, c’est mieux pour le taxi ! 😉), un chauffeur qui doit avoir un GPS dans le sang tant il trace vers Suwałki sans sourciller. Check-in à l’Hôtel Szyszko (confortable, et surtout, chauffé – oui, on insiste), puis direction le Rozmarino, la brasserie où la bière coule à flots et où un groupe finlandais finit de démolir la scène (au sens musical, hein). « On se sent déjà chez nous », pense Max en commandant un troisième shot de… euh, jus de pomme. Bien sûr.

Mais Paweł n’est pas du genre à lâcher ses protégés : « Les Bleus jouent ce soir, et vous allez voir ça chez moi ! »Résultat : nos Français se retrouvent scotchés devant un écran, à hurler « ALLEZ LES BLEUS ! » en polonais (enfin, en essayant), tandis que Paweł leur explique les règles du foot entre deux gorgées de vodka. « On est qualifiés ! » – « Super, maintenant on peut se concentrer sur le blues… et la gueule de bois. »

Vendredi 10 juillet – Balance, Bureaucratie et Bœuf Géant 11h30 : balance sur scène« Les Polonais ont du matos de ouf, ça va être trop simple », se dit Sam. Spoiler : ça l’est. En 20 minutes, tout est réglé. « Bon, on a le temps d’aller à la mairie, alors ! »

Car oui, la mairie de Suwałki se transforme en QG du festival, avec son merchandising obligatoire (ici, si tu ne portes pas le t-shirt de l’édition, t’es un traître à la patrie blues). Nos Français finissent par tomber sur Bogdan Topolski, le maître des lieux, qui leur sourit en leur disant « Vous allez cartonner »« On compte là-dessus, Bogdan, on compte là-dessus… »

Après un repas copieux (parce qu’en Pologne, si tu repars de table sans avoir l’impression d’avoir avalé un sanglier, c’est que t’as mal mangé), c’est l’heure de regagner le lieu du show. Deux heures avant de monter sur scène, les Mojo Shifters se retrouvent en loges pour une dernière mise au point. Miguel, lui, est partout à la fois : il filtre les interviews, vérifie le son, prend des photos, et trouve même le temps de négocier un cachet en pierogi (ok, on invente, mais ça aurait pu).

Et puis… BOOM. Le concert démarre sous la seule éclaircie du week-end (merci le karma). « La pluie s’arrête, le soleil perce, et nous, on explose la scène », résume Max. Le public polonais, chauffé à blanc, réclame un rappel, puis fait la queue pour des dédicaces, des selfies et des interviews« On dirait qu’on est des stars… ou alors ils ont pitié de nous », rigole Sam.

Le soir, c’est dîner au Rozmarino avec le groupe de Paweł (qui a joué juste avant eux). « Vous étiez géniaux ! » – « Vous aussi ! … C’est quoi déjà le nom de votre groupe ? » (Détail sans importance, l’ambiance est là). Puis, déambulation nocturne dans Suwałki, où nos Français tombent sur Janek, un musicien local. « Deux guitares, une basse, et c’est parti pour un bœuf improvisé ! » En cinq minutes, un attroupement se forme, et nos bluesmen se retrouvent à chanter du Bérurier Noir en polonais (enfin, presque). « On est des ambassadeurs culturels, maintenant », déclare Max, fier.

Samedi 11 juillet – Pluie, Grands Noms et Glande Royale

Après une nuit courte mais glorieuse, l’équipe se réveille… sous la pluie« 14°C en juillet ?! On est où, en Écosse ?! » Certains (les plus fragiles) rentrent à l’hôtel se mettre en mode cocooning, tandis que les autres (les héros) bravent les éléments pour voir Scott Henderson et Devon Allman« C’était épique… quand on voyait la scène à travers les gouttes », résume Max.

 

Dimanche 12 juillet – Retour en France, ou « Comment survivre à un festival polonais »

Vol retour, mémoires pleines de blues, de rires et de vodka (euh, de jus de pomme, officiellement). « On revient l’année prochaine ? » – « Seulement si Paweł nous promet un chauffage dans les loges ! »

Morale de l’histoire :

« Suwałki, on t’aime. À l’année prochaine… avec des gants, une écharpe et un parapluie ! » 🎸🔥